Mud, de l’in-visible au di-visible (Jeff Nichols, 2013)

Dans Mud, Jeff Nichols exploite l’idée — très ordinaire — selon laquelle les relations humaines seraient troublées par leur confusion. Le personnage de Mud, un vagabond, surgit ainsi dès la première image auprès de deux enfants qu’il s’apprête à instrumentaliser. La narration nous l’indique clairement par un détail : Mud…

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Surfaces : entre diagon et transverse

(…) attardons-nous quelques instants encore avec Montesquieu. Celui-ci utilise massivement, d’un bout à l’autre de son œuvre, un philosophème que j’appellerai par économie la transverse (et qui dérive parfois chez lui en vases communicants), philosophème selon lequel la qualité varie avec la quantité, ou encore : la quantité fait varier la nature…

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Surfaces : une question d’honneur

Tout commence comme toujours par deux philosophèmes contradictoires, qu’un succès plus de deux fois millénaire a hissés au rang de lieux communs. Selon ces philosophèmes, (i) (la couleur étant indivisible) les œuvres de l’esprit se multiplient en se partageant, tandis que (ii) les choses matérielles se divisent en se multipliant.…

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La fibre et la gouache…

La fibre et la gouache Tordues ainsi que des crinières Fourbues de cris gelés par l’attente   Les rais abdominaux Larvés dans la gorge folle De l’ardente passée faune   Le rostre vissé à la carne Son noyau casqué d’un ongle Frit pleutre dans cette flaque   Pansu de caques…

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Ta peau…

Ta peau Disloque l’atome Disloque Athènes Disloque l’altière espérance Et le ricanement des gonds dans l’immeuble trouble ma fumée d’une ancienne présence   Il y a de l’ammoniac évaporé dans les carreaux De la laitance De l’amer Du lacrymal surtout   J’ai un peu dormi   J’ai trouvé ton odeur…

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Surfaces : un effort de définition

Surfaces. Ce concept, si indéfini, si clairement indistinct, veut dire qu’il y a là une limite. Voilà : une surface est une limite. L’étendue est la partie apparente des choses. De surfaces, le monde est fait. L’homme a le plus souvent affaire à des surfaces. Elles arrêtent son regard, délimitent ses sens.…

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Extensions à l’argument du rêve

Philippe Jaccottet tenait-il à ses rêves ? Le poète ne leur prêtait guère attention, d’ailleurs — ou parce qu’— il ne s’en souvenait pas. C’est ce que nous apprend une courte remarque, énoncée comme en passant dans La semaison, et dont l’originalité est qu’elle est préliminaire… à la narration d’un rêve.…

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